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Ainsi ce pays unique est-il menacé de devenir plus inhabitable et plus laid que nos coins damnés des fortifs et de la barrière. Georges Will a donné lieu à une intéressante controverse de M. C'est là un résultat du constant effort du Parlement. Après une discussion entre les défenseurs de la proposition Soulié, qui augmenterait sensiblement le nombre des députés, et les partisans du projet déposé par M. Puisque l'Allemagne tardait à se libérer,' les gouvernements ont bien été obligés de faire appel au crédit public, La France a donc été condamnée à émettre de nouveaux emprunts à court à émettre de nouveaux emprunts a court terme, issus de la carence de l'Allemagne, ont été votés sans opposition par le Parlement mais ils ont accru notre dette flottante, genre de dettes le plus dangereux, car il fallait escompter le renouvellement de ces emprunts à court terme.

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Jeune francaise porno escort ardennes Depuis lors, notre Trésorerie s'est trouvée largement à l'aise et la marge disponiblé à la Banque de France atteint aùjourd'hui 7, millions. Cependant cet Etablissement ne tarda pas à être troublé dans le paisible exercice video massage lesbienne escort girl deauville sa noble mission: Buirette, à la suite de quelques annalistes, s'est fait le savant interprète dans son Histoire de la ville de Sainte-Menehould, l'origine de l'Hospice daterait de la moitié du ve siècle, et serait. Le coq nu escort montmorency verrons que, malgré les événements déplorables qui ont épuisé une partie de ses finances à certaines époques, cette Institution qui compte quatorze siècles d'existence, tient encore une place honorable parmi les Maisons hospitalières du département. Will, l'agriculture en France produit à des conditions trop élevées. Aussi le livre semble-t-il être tombé dans le domaine de la mode et des frivolités. Il est entend que moderne veut dire de l'heure présente, car un'détail d'il y a un mois est déjà pour la mode du vieux moderne Mais chez Anna, tout est jeune, parisien, spirituel, jusqu'à ce bleu toile qui semble être son préféré et qui sera un des succès de la saison.
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Wwwporno annonce massage paris Après une courte allocution de M. Boulard a résumé le nouvel ouvrage de notre collègue, M. MarI v guérite, 3, rue des Grands-Augustins. Il ajoute que de fortes pertes ontété infligées aux forces semi-indépendantes du Honan, commandées par le général Chin Yun Ao, et que l'attaque de Tchang-Tchéou est prochaine. Nous espérons que notre collègue voudra bien nous continuer sa précieuse collaboration.

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Boulard vous rendait compte de l'ouvrage si intéressant intitulé: La profession des armes, par le général Osorio, précepteur du prince des Asturies, traduit par notre collègue, M.

Franquet, lieutenant de vaisseau. Louis Perrier vienrde nous adresser un manuscrit intitulé Recherches sur le protestantisme à Ay.

Ce travail n'a pu encore être l'objet d'un rapport spécial. Le samedi 28 avril, la ville de Châlons conduisait à sa dernière demeure un de ses plus illustres enfants, l'un de nos membres. Le général de division, Emile Herbillon, sénateur, grand'croix de la Légion-d'Honneur, grand'croix de l'ordre, de Saint-Maurice et Saint-Lazare, grand'croix de l'ordre de Saint-Grégoire, commandeur de l'ordre du Bain, grandofficier de l'ordre du Medjidié, qui venait de succomber à Paris, le 24 avril , après une longue et douloureuse maladie, avait voulu être inhumé dans sa ville natale, où il avait commencé ses études.

Deux discours éloquents, prononcés sur sa tombe, le premier par M. Jules Garinet, votre président annuel, ont retracé la carrière si bien remplie du vainqueur de Zaatcha et de Tractir. La ville de Châlons a donné le nom du général Herbillon à la rue qui l'a vu naître la rue des Boucheries.

Engagé volontaire, notre compatriote a, par son mérite, obtenu les plus grands honneurs qu'un militaire puisse ambitionner.

Son nom, intimement lié à nos plus glorieuses campagnes d'Afrique, s'est illustré encore en Crimée, et la victoire de Tractir couronne cette longue suite de succès. Remy, père de M. Jules Remy, notre collègue, l'intrépide voyageur, fut pendant trente-cinq ans l'instituteur d'un modeste village.

Là on le vit, dès le début, attirer chez lui le soir ses meilleurs élèves, et toutes les personnes de bonne volonté, ouvrant ainsi, il y a quarante ans, un de ces cours d'adultes que le gouvernement établit aujourd'hui, et pour lesquels l'administration va, dans quelques instants, distribuer d'honorables récompenses.

C'est alors qu'il sentit le besoin de savoir le grec, et il se mit bravement à l'étudier sous la direction du savant Hédouin de Pons-Ludon, avec qui il s'occupa plus spécialement de recherches étymologiques très-étendues sur les noms des localités de notre Champagne.

On doit à M. Remy les premières observations suivies sur la végétation de nos terrains crétacés, et c'est par suite de ses nombreux travaux botaniques qu'il devint l'un de vos membres correspondants. La science a fait une grande perte dans la personne de M. Pernot de Vassy, dessinateur estimé qui, dans ses dernières années, consacrait aux recherches archéologiques.

Cet aimable vieillard, col' laborateur infatigable de M. Vous avez élu membres titulaires résidants: Jules Jolly, propriétaire à Châlons, et M. Mme Raindre, veuve du receveur général des finances de Guéret, lauréat de vos derniers concours ;. Foville, nommé médecin de l'asile d'aliénés de Charenton, n'a pu quitter Châlons sans exciter vos plus profonds regrets. Nous espérons que notre collègue voudra bien nous continuer sa précieuse collaboration.

Permettez-moi d'adresser nos adieux et d'exprimer le même désir à M. Charbonnier, qui vient d'obtenir un avancement bien mérité. Cinq mémoires vous ont été adressés. Trente petites pages pour une ville ancienne, c'est bien court, et les trente autres pages, que l'auteur consacre à l'histoire drôlatique et dramatique d'un aventurier, n'ajoutent aucune valeur à ce mémoire.

La commission a signalé quelques omissions dans la nomenclature déjà longue de près de noms qui figurent dans deux volumes de pages chacun. L'auteur a oublié les noms de l'architecte Durand, du littérateur Sabbathier, du chimiste Tisset, de l'imprimeur Seneuze.

L'auteur suit pas à pas, de siècle en siècle, l'histoire de l'un des plus anciens hospices de la France, depuis sa fondation, en , jusqu'à nos jours. Il a compulsé avec un grand soin les titres originaux conservés dans les dépôts publics et particulièrement dans les archives de l'hospice.

L'auteur a amassé de précieux matériaux, mais il n'a pas su les disposer avec art; il ne les a pas revêtus de la forme qui peut les embellir. Il paraît avoir été pressé par le temps, et n'avoir pu donner la dernière main à son oeuvre. Ce mémoire est l'oeuvre d'un travailleur: Aucun de ces mémoires ne vous a paru mériter le prix que vous aviez offert. Après avoir entendu le rapport de M. Cinq pièces de vers ont été adressées au concours, les sujets en sont intéressants, il y a dans presque toutes du.

Votre commission a dû éliminer du concours quatre pièces, comme ne répondant pas à la question posée, et péchant sous le rapport de la versification. La ballade sur la Lune, qui a le ton du genre, lui a paru toutefois digne d'une mention particulière.

La cinquième pièce est une ode à la mémoire d'un savant que la ville de Châlons s'honore d'avoir vu naître: Elle a de la verve, de l'élégance. Les auteurs car deux soeurs se sont unies pour cette oeuvre , présentent successivement Bayen dans la vie, civile, sur les champs de bataille, organisant les ambulances. Elles mettent sur la scène, par un heureux rapprochement, deux amis dévoués, Bayen et Parmentier. Vous leur avez décerné une médaille de vermeil.

Vous avez, il y a deux ans, encouragé les essais de M. Pérard, maître d'hôtel à Vitry-le-François, pour une plantation importante d'arbres fruitiers, et l'emploi d'un vaste terrain en productions maraîchères, suffisant à la consommation d'un hôtel fréquenté.

La Commission que vous avez nommée pour examiner de nouveau, sur la demande de M. Pérard, son enclos, résume son travail ainsi qu'il suit: Il faut toute la passion d'un arboriculteur pour maintenir,: Pérard une médaille d'argent. Savy vous a fait hommage de son rapport annuel à M. Savy vous a présenté dans les termes suivants le rapport de la commission des chemins vicinaux, et il signale ainsi qu'il suit les communes qui ont mérité les médailles d'argent promises par votre programme.

Les recherches faites par la Commission du septième concours dans les documents fournis par le service vicinal et qui constatent les sacrifices faits par toutes les communes du département pour l'amélioration de leurs chemins vicinaux', l'ont amenée à vous proposer les communes suivantes pour les récompenses que promet votre programme à celles qui ont fait le plus de sacrifices. Conformément à ce programme, elle a choisi une commune par arrondissement.

Le chemin conduisant de cette commune à Verzenay à travers les marais de la Vesle était impraticable, il fallait surtout étabhr un pont sur cette rivière.

Le maximum des ressources vicinales était loin, de pouvoir satisfaire à la dépense qu'exigeait la construction du chemin et du pont. La commune, afin d'y pourvoir, a pris 2, francs sur ses revenus et s'est imposé, à partir de , une contribution extraordinaire de 6, francs représentant une taxe de vingt centimes sur les quatre contributions pendant douze ans.

Ce sont là des sacrifices vraiment dignes d'être récompensés. Tous les chemins vicinaux de cette commune sont à l'état d'entretien. Un cantonnier permanent et dont le salaire annuel est de francs est préposé à cet entretien.

Mais, pour arriver à cet heureux résultat, la commune a dû, outre le maximum de ses ressources vicinales, prélever des ressources importantes sur ses revenus ; c'est ainsi que depuis trois ans elle a ajouté à ces ressources 5, francs pour terminer les chemins qui ne l'étaient pas ; sa constance, dans ses sacrifices, mérite des éloges. Outre trois journées de prestations et 5 centimes spéciaux, la commune, pour construire le chemin vicinal qui la relie avec Corbeil et la vallée de l'Aube, a employé.

Ce sont là des sacrifices d'une importance réelle. Le chemin qui va de cette commune à la route dêpartementale de Vertus à Mareuil était impraticable une grande partie de l'année à cause d'une lacune de mètres de longueur en sol naturel. La commune vient de construire cette lacune, mais pour cela, il a fallu qu'elle ajoutât à ses ressources vicinales 5, francs qu'elle a pris sur ses revenus ; les habitants ont en outre fait volontairement pour 1, francs de travaux, ce qui, depuis trois ans, a triplé le maximum des ressources vicinales.

La commune de Villeneuve-Renneville a donc bien mérité d'obtenir une de vos récompenses. La commune de Leuvrigny, située dans une vallée, a pour hameau le Chêne-la-Reine placé au sommet du côteau. Un chemin ayant une très-forte pente rendait d'une difficulté extrême les communications du hameau avec le chef-lieu de la commune. Le Conseil municipal décida qu'un nouveau tracé serait donné au chemin pour adoucir la pente ; mais cela exigeait des sacrifices importants, aussi le Conseil vota-t-il, outre trois journées de prestations et 5 centimes spéciaux, maximum des ressources vicinales, des prélèvements sur les revenus communaux ; ces prélèvements se sont élevés, depuis trois.

En présence de ces sacrifices, la Société a accordé une médaille d'argent à chacune des communes de Prumay, Florent, Chapelains, Villeneuve-Renneville et Leuvrigny. Un jeune sculpteur châlonnais, Gustave Navlet, qui reçoit depuis plusieurs années une subvention de la ville de Châlons, lui a fait hommage d'une statue, honorée récemment d'une récompense, dans une exposition artistique. Cette statue qui représente le Repos interrompu, se distingue par l'élégance et la délicatesse de ses formes.

C'est une oeuvre remarquable qui nous permet d'attendre plus encore de notre jeune compatriote. On ne saurait croire tout ce qu'il a fallu de persévérance à ce jeune homme, d'abord simple vannier, pour s'instruire luimême dans l'art auquel il a voué son existence. Vous avez voulu encourager ses efforts, et vous lui avez décerné une médaille d'or. Nous sommes heureux d'ajouter que le cercle châlonnais et plusieurs de nos compatriotes ont souscrit à cette oeuvre remarquable.

Preinsler, de Châlons, vous a offert un spécimen de sa fabrique de poterie ornementale. En terminant, Messieurs, ce résumé imparfait de vos travaux, je dois appeler toute votre attention sur l'Exposition universelle qui va s'ouvrir dans la capitale de la France.

La Société d'agriculture de la Marne fait des voeux pour que nos industriels et nos agriculteurs prennent, comme aux Expositions précédentes, part à ces utiles concours. Ils y puiseront de précieux enseignements qui ne. Dans le cours de quelques recherches sur les caractères dominants de la littérature moderne, et particulièrement de la littérature française, j'ai été amené à suivre le développement de cette littérature en Suisse.

En effet, vers la fin du dernier siècle et dans les commencements du nôtre, beaucoup d'écrivains, la plupart illustres, ont vécu en Suisse, ou y ont passé. Les uns y étaient nés; les autres s'y trouvaient conduits par certaines convenances ou certains goûts ; d'autres encore par les infortunes politiques. Quelles y ont été leurs impressions? Selon moi, une pareille étude n'est pas sans intérêt; car en demandant à des hommes de génie ou de talent leur manière de juger un même objet et un objet propre à les frapper fortement, on pénètre plus avant dans la connaissance de leurs tendances diverses et de leurs affinités respectives.

C'est Rousseau que nous rencontrons tout d'abord. Enfant et jeune homme, Jean-Jacques eut devant les yeux les spectacles sublimes ou charmants de la Suisse. Plus tard, après avoir abandonné sa patrie pour faire, à ses dépens, l'expérience de la vie, il y revint, tout froissé du contact avec une société dans laquelle il ne pouvait ou ne savait trouver sa place; et il y goûta encore, quelque temps, le repos, la paix, l'indépendance: Les pages qu'il a consacrées à son pays ne sont pas les moins mémorables de ses oeuvres.

Soit qu'il parle en son nom, soit qu'il fasse parler des personnages créés par lui, les' touches vives ou la tendresse émue de son style rendent ses descriptions immortelles. Elles sont dans toutes les mémoires. Qui ne se rappelle, dans ses Confessions, son séjour dans cette petite île du lac de Bienne, appelée l'île de Saint-Pierre, où il se réfugie en , fuyant devant les violences, réelles ou imaginaires, dont il prétendait avoir été victime au village de Motiers?

Il fallait alors une certaine indépendance d'esprit pour trouver de la beauté dans une semblable nature, et une certaine hardiesse pour le dire. Je m'écriais parfois avec attendrissement: Ecoutons maintenant ce Saint-Preux, dans lequel on a retrouvé plus d'un trait de ressemblance avec Rousseau lui-même 2 , l'ardeur de la passion et la faiblesse du caractère, l'élévation dans les sentiments et l'inégalité dans la conduite.

Il raconte ainsi un voyage d'épreuve que Julie lui a imposé: Tantôt de hautes et bruyantes cascades m'inondaient de leur épais brouil 1. Saint-Marc Girardin ; ces articles eussent fait la matière d'un excellent volume.

Le public désire que ce volume lui soit donné. Tantôt un torrent éternel ouvrait à mes côtés un abîme dont les yeux n'osaient sonder la profondeur. Quelquefois, je me perdais dans l'obscurité d'un bois touffu ; quelquefois en sortant d'un gouffre, une agréable prairie réjouissait tout à coup mes regards.

Un torrent formé par la fonte des neiges roulait à vingt pas de nous une eau bourbeuse et charriait avec bruit du limon, du sable et des pierres. Derrière nous une chaîne de rochers inaccessibles séparait l'esplanade où nous étions de cette partie des Alpes qu'on nomme les glacières, parce que d'énormes sommets de glace qui s'accroissent incessamment les couvrent depuis le commencement du monde.

Des forêts de noirs sapins nous ombrageaient tristement à droite. Un grand bois de chêne était à gauche au delà du torrent; et au-dessous de nous, cette immense plaine d'eau que le lac forme au sein des Alpes nous séparait des riches côtes du pays de Vaud, dont la cîme du majestueux Jura couronnait le tableau. Tels sont quelques-uns des traits par lesquels Rousseau a dépeint la Suisse ; mais ce n'est pas seulement dans ces tableaux que se révèle son origine. Par ses idées en politique, par son goût pour la controverse, par son style même, il garda toujours quelque chose de la Suisse 1.

Mais il appartient surtout à la littérature allemande. Sous combien de rapports ne l'a-t-on pas opposé à Rousseau? Or, cet antagonisme se montre sous une forme nouvelle dans la diversité des sentiments que la Suisse leur inspire. Voltaire, comme on sait, a passé en Suisse une partie de sa longue existence. A Lauzanne, à Ferney, — c'était encore la Suisse, — il s'était créé des résidences où il avait réuni tout ce qui charme la vie loin des villes.

De la fenêtre de son cabinet de travail, il pouvait contempler un admirable pays. Et cependant ce spectacle, que Rousseau eût regardé avec émotion, il ne lui accordait qu'une attention assez distraite. Engagé dans mille travaux, dans une active polémique, dans des recherchas historiques variées, dans une vaste correspondance, sans négliger d'ailleurs la poésie.

Ce n'est pas qu'il ne rende à son pays d'adoption une certaine justice, mais on peut voir dans une de ses lettres que chez lui l'enthousiasme ne porte aucun préjudice à un sentiment beaucoup plus prosaïque: Il n'est point de plus bel aspect dans le monde.

Je ne puis me lasser de vingt lieues de ce beau lac, des campagnes de la Savoie et des Alpes qui les couronnent dans le lointain. Ce qui souvent manque à mes vers, Le mérite de l'art soumis à la nature, Empire de Pomone et de Flore sa soeur,.

Que tout plaît en ces lieux à mes sens étonnés: D'un tranquille Océan l'eau pure et transparente Baigne les bords fleuris de ces champs fortunés ; D'innombrables coteaux ces champs sont couronnés. Bacchus les embellit; leur insensible pente. Vous conduit par degrés à ces monts sourcilleux, Qui pressent les enfers et qui fendent les cieux. Ces vers sont beaux sans doute; mais, on le voit, jusque sur les bords du lac de Genève, Voltaire est poursuivi par les souvenirs classiques ; l'art le préoccupe plus que la nature.

Pomone, Flore et Bacchus interposent entre elle et lui leur image. Au milieu de ses froides allégories, une figure plus vivante, celle de la liberté, lui apparaît et il laisse échapper ces beaux vers:. La liberté, j'ai vu cette déesse altière, Avec égalité répandant tous les biens, Descendre de Morat en habit de guerrière, Les mains teintes du sang des fiers Autrichiens Et de Charles le Téméraire! C'est peut-être à la Suisse qu'il faut rapporter l'honneur de cet heureux élan poétique ; car il semble, et plus d'unexemple le prouve, que l'idée de la liberté y naisse naturellement dans les âmes et qu'elle en soit l'asile assuré.

Avec Voltaire et Rousseau, nous avons mis en regard deux impressions bien différentes. Nous allons rencontrer les mêmes dissentiments en poursuivant cette étude. Pour cela, il nous faut franchir, d'un seul pas, plusieurs an nées et de grands événements; il nous faut arriver à l'époque de la Révolution et de l'Empire, à ces temps troublés où l'on voit se former en Suisse une sorte de foyer d'intelligences d'élite, rassemblées par les malheurs de la France sur ce petit coin du globe.

Ce foyer, nous le trouvons à Coppet ; Mme de Staël en est l'âme; elle l'entretient de l'ardeur de ses rancunes et du feu de son génie.

Rien ne peut adoucir pour elle l'amertume de son séjour forcé en Suisse. Quoique dans sa patrie d'origine et sur ses propres domaines, quoique souvent entourée de ses amis, elle ne saurait se.

On sait son mot sur le ruisseau de la rue du Bac ; ce mot était l'expression vraie de son sentiment; il est confirmé par le témoignage, moins connu, d'un homme distingué, M.

On le conçoit d'ailleurs: Mme de Staël aimait la gloire, cette gloire qui, selon elle, n'est pour la plupart des femmes que le deuil éclatant du bonheur, et c'était seulement dans une grande ville, au milieu d'un public nombreux, qu'elle pouvait en savourer le fruit.

Qu'on ajoute à ces privations le regret de penser que la France appartenait à un pouvoir auquel elle était hostile, et l'on comprendra que l'auteur de Corinne n'avait pas, en Suisse, la liberté d'esprit nécessaire pour jouir des beaux tableaux de la nature qui l'environnait, alors qu'elle eût été capable de les vivement sentir.

Mais d'ailleurs, entre tant de hautes et brillantes facultés qui formaient son génie, elle n'avait pas celle de goûter ces grands spectacles. Si, sous certains rapports, elle subit l'influence de Jean-Jacques, elle n'a pas appris de lui l'amour de la nature; et Chênedollé a pu dire d'elle: Son imagination a eu besoin d'être avertie par celle de Châteaubriand. Du moins, parmi ces amis fidèles qui souvent se groupaient autour d'elle, n'en était-il aucun dont l'imagination fût plus sensible que la sienne?

Quels étaient ces courtisans de la gloire et de l'adversité? N'omettons pas Mme de Krüdner, et surtout Mme Récamier qui représentait à elle seule toutes les grâces et toutes les élégances de ce Paris tant regretté.

Dans ce cercle choisi, on eût rencontré sans doute plus d'un esprit non indifférent à ces sites admirables de la Suisse. J'imagine, par exemple, que Benjamin Constant, né en Suisse, et disciple' de Rousseau, y trouvait un digne objet d'admiration. A l'égard de Chênedollé, le doute n'est pas possible: Aussi n'oublia-t-il jamais la Suisse ; et il écrivait en Nous allâmes coucher à Interlaken.

C'est là où j'eus pour la première fois la sensation des hautes montagnes C'est dans ce voyage que j'ai joui le plus complètement de mon être, et que j'ai été enlevé le plus parfaitement à toutes les misères, à tous les soins, à tous les chagrins de la vie.

Vers le temps où Mme de Staël et ses amis se réunissaient en Suisse, mais en dehors de leur groupe, vivait dans le même pays un Français, M. Cet ouvrage, publié en , avait passé, à l'origine, presque inaperçu, soit que les événements qui agitaient alors la France eussent détourné d'une oeuvre littéraire l'attention du public, soit que ce livre consciencieux, mais dépourvu d'éclat, fût peu fait pour l'attirer. Il ne reprit faveur qu'aux beaux temps du parti romane tique, au moment du triomphe de l'école du désespoir, qui vit en lui, non sans raison, un de ses modèles.

Consultons donc à notre tour ce livre de bonne foi qui, sous la forme d'une oeuvre d'imagination, n'est que la confession de l'auteur 1. Obermann s'est rendu en Suisse pour fuir les embarras de la société, pour chercher l'indépendance et pour se. Automne, doux soir de l'année, tu soulages nos coeurs attendris et pacifiés, tu portes avec nous le fardeau de la vie. Tout ce qui compose ce monde impénétrable semble peser sur nous.

En vain on cherche le vrai, on veut faire le bien, on renonce à d'autres désirs et on se dévouerait pour lutter contre l'erreur, contre le désordre; en vain on demande à la nature ce qu'on doit être et ce qu'on doit faire ; en vain on dit: Sagesse, ne te connaîtrai-je point? Tout est muet, ce silence nous oppresse ; les nobles désirs et les grandes pensées nous semblent inutiles; on ne voit que doute et impuissance, et on sent déjà qu'on va s'éteindre dans les ténèbres où ce qui est reste inexplicable, et ce qui doit être, inaccessible.

Dans ce parti, dangereux pour qui n'a pas l'âme d'une trempe à toute épreuve, il ne trouve pas le bonheur. Ses facultés s'usent et se fatiguent, faute d'aliment.

En proie à des aspirations mal définies, à des désirs qui ne peuvent se transformer en volontés, il consume la plus grande partie de son temps en des méditations mélancoliques.

En cet état, il observe et étudie la Suisse. Il le fait avec une certaine originalité et non sans finesse. Il ne se contente pas d'embrasser d'un coup d'oeil général les spectacles qui le frappent; le détail, la nuance ne lui échappent point; un nuage qui passe, un effet de lumière fugitif, il comprend tout et sait tout rendre avec fidélité. Suivons-le dans la région des glaces perpétuelles sur la Dent du midi, à un moment où des vapeurs s'élèvent des glaciers et forment des nuages sous ses pieds.

Le dôme neigeux du Mont-Blanc élevait sa masse inébranlable sur cette mer grise et mobile, sur ces brumes amoncelées que le vent creusait et soulevait en ondes immenses.

Un point noir parut dans les abîmes; il s'éleva rapidement; il vint droit à moi; c'était le puissant aigle des Alpes; ses ailes étaient humides et son oeil farouche; il cherchait une proie; mais à la vue d'un homme, il se mit à fuir avec un cri sinistre; il disparut en se précipitant dans les nuages. Ce cri fut vingt fois répété, mais par des.

Sur Sénancour, il faut lire ce que M. Sainte-Beuve en a dit dans le premier volume de Châteaubriand et son groupe littéraire. D'autres publications de moindre valeur ont été faites aussi sur cet écrivain. Puis tout rentra dans un calme absolu, comme si le son lui-même eût cessé d'être et que la propriété des corps sonores eût été effacée de l'univers.

Mais Obermann n'est pas toujours aussi heureux. La journée ne lui apporte bien souvent que cette exaltation douloureuse ou cet abattement morne qui d'ordinaire se partagent l'esprit de l'homme dans la solitude, comme pour justifier cette parole: Il n'est pas bon que l'homme soit seul. Ainsi, pendant une nuit entière, il demeure assis sur le bord d'un lac qu'éclaire la lune, abandonné à ses pensées tumultueuses: Une autre fois, sous une morne impression d'ennui, il écrit les lignes suivantes: Le sentiment des convenances visibles n'est que la perception indirecte d'une harmonie intellectuelle.

L'observation qui termine le morceau, sur la propriété des corps sonores, est de trop ; elle affaiblit le trait qui précède. Il ne faut pas croire cependant qu'Obermann, par un acte de désespoir, mette fin à cette vie qu'il accuse. Loin de là, — et ici surtout se révèle l'absence de la fiction dans ce récit — après bien des inquiétudes, bien des recherches-, bien des travaux, Obermann trouve enfin un asile qui lui plaît, et cette paix à laquelle il a si longtemps aspiré.

Là, il se soumet à sa destinée, il se rattache à quelquesuns de ces soins qui donnent un intérêt nécessaire à la vie. Embellir sa résidence, faire bâtir et travailler, écrire pour être, s'il est possible, utile à ses semblables, tout cela ne lui paraît plus indigne de lui, et il partage ses jours calmés entre d'utiles passe-temps et de nobles labeurs. Là maladie du siècle est guérie en lui. Rousseau, en Suisse, cherchait dans une succession douce de jours uniformes le bonheur qu'il n'avait point trouvé dans le mouvement agité de la vie sociale.

Une habitude facile et monotone était alors le dernier terme de ses voeux. On se souvient de ce passage de sa cinquième Rêverie, dont la scène se trouve en Suisse: Ces courts moments de délire et de passion, quelque vifs.

Ils sont trop rares et trop rapides pour constituer un état, et le bonheur que mon coeur regrette, n'est point composé d'instants fugitifs, mais un état simple et permanent, qui n'a rien de vif en lui-même, mais dont la durée accroît le charme, au point d'y trouver enfin la suprême félicité. Il nous faudrait, une volupté habituelle, et non des émotions extrêmes et passagères. Il nous faudrait la tranquille possession qui se suffit à elle-même dans sa paix domestique, et non cette fièvre de plaisir, dont l'ivresse consumante anéantit dans la satiété nos coeurs ennuyés de ses retours, de ses regrets, de la vanité de son espoir, de la fatigue de ses dégoûts.

C'est à cette dernière explication que je me rangerais en me souvenant qu'un semblable aveu a échappé à Châteaubriand, et qu'il ne lui était pas inspiré par l'influence de la Suisse. Est-ce ma faute si je trouve partout des bornes, si ce qui est fini n'a pour moi aucune valeur?

Cependant je sens que j'aime la monotonie des sentiments de la vie, et si j'avais encore la folie de croire au bonheur, je le chercherais dans l'habitude. La citation de Châteaubriand que je viens de faire ne m'a point éloigné de l'objet de ce travail. Je veux, en effet, rechercher l'influence qu'a pu exercer la Suisse sur cet écrivain qui, après Jean-Jacques Rousseau et Bernardin de Saint-Pierre, a su trouver pour peindre la nature de si nouvelles et riches couleurs.

Nommé, en , ministre de France dans le Valais, à Sion, il envisage ce poste de la façon la moins riante, et écrit à son ami Chênedollé: Plus tard, toutes les fois qu'il vit la Suisse, ce fut à la suite d'amers mécomptes, ou au milieu d'inquiétudes et de soucis.

En , renversé violemment du ministère, il se rend à Neufchâtel, dans une cabane au bord du lac; il y porte le souvenir cuisant de sa chute. En , il s'établit quelque temps à Lausanne, mais c'est pour accompagner Mme de Châteaubriand malade. En , après le. Enfin, en , il traverse ce pays à plusieurs reprises; où va-t-il? Comment, pendant ces différents voyages, son esprit n'aurait-il pas été distrait des beautés de la Suisse par ses préoccupations cruelles? Peut-être aussi les souvenirs de l'Amérique, de cette grande et viergel nature à laquelle, paraît-il, l'Europe n'a rien à comparer, poursuivant l'auteur d'Atala jusque dans les montagnes et sur les bords des lacs de la Suisse, nuisaient-ils à l'effet des spectacles qu'il avait alors sous les yeux.

Quoi qu'il en soit, M. Sans doute, il ne peut se dispenser de leur payer quelque tribut d'éloges. J'apercevais de l'autre côté du lac, la maison de lord Byron, dont le faîte était touché d'un rayon du soleil couchant ; Rousseau n'était plus là pour admirer ce spectacle, et Voltaire, aussi disparu, ne s'en était jamais soucié.

Mais, si l'on excepte ces rares concessions, M. Dieu ne me paraît pas plus grand du sommet de la montagne que du fond de la vallée De ces trous surnommés vallées où l'on ne voit goutte en plein midi, de ces hauts paravents à l'encre appelés montagnes, de ces torrents salis qui beuglent avec les vaches de leurs bords ; de ces faces violâtres, de ces cous goitreux, de ces ventres hydropiques, foin!

Vainement il essaye plus loin d'atténuer la sévérité de cette condamnation; sa boutade subsiste, en dépit du correctif qu'il cherche à y apporter. Au surplus, c'est, chez lui, un système arrêté: Ce sentiment d'ailleurs était connu autour de lui ; et M. Mais passons sur le dédain de Chateaubriand, et, en terminant, opposons-lui l'enthousiasme d'un autre grand écrivain, de lord Byron.

De beaux vers du poète anglais rappellent son séjour en Suisse pendant l'année Le souvenir de Rousseau le poursuivait alors, comme si son image eût encore animé ces lieux illustrés jadis par sa présence. Il entreprit de visiter autour du lac de Genève tous les endroits où il pouvait retrouver ses traces. Il eut à constater avec regret des changements introduits dans les lieux où JeanJacques avait placé ses créations idéales. En tout cas, cette excentricité britannique ne devait pas étonner de la part de l'homme qui traversait l'Hellespont à la nage, comme Léandre.

C'est peut-être au retour de ces exercices hardis que Byron écrivait cette belle page que Châteaubriand luimême n'eût sans doute pas pu critiquer:. O Léman, depuis tes bords jusqu'aux montagnes, tous les objets sont voilés des couleurs du crépuscule et seront bientôt confondus dans les ténèbres: On entend le bruit léger des gouttes d'eaus qui découlent de la rame suspendue sur le lac, pendant que le grillon salue la nuit de ses chants répétés.

On n'entendait au loin sur l'onde et sous les cieux Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence Les flots harmonieux. Il me faudrait citer beaucoup encore, si je voulais rappeler tout ce que Byron a consacré à la Suisse: Dans ces sortes de poèmes dramatiques, il n'emprunte à la Suisse que ses effets les plus sombres.

Ce sont les torrents, l'es nuages, les éclairs qu'il dépeint avec une prédilection marquée ; il place dans ce cadre terrible des scènes de désespoir, des évocations sinistres et se complaît dans je ne sais quelle voluptueuse horreur. J'aurais plus de plaisir à. Mais je ne veux pas me laisser entraîner par lui. Aussi bien, j'ai parcouru le sujet dont je m'étais proposé de vous entretenir.

Après les écrivains dont je me suis occupé, plus d'un encore, sans doute, a trouvé en Suisse une bonne école pour le talent. Mais chez combien d'autres écrivains la rêverie poétique, la tristesse sincère ne se sont-elles pas transformées en une sentimentalité de convention et un désespoir affecté?

Pour un homme d'esprit et de verve qui écrit sur ce pays d'amusantes. Il nous paraîtrait peu utile de poursuivre jusque sur ces auteurs frivoles notre étude de comparaison littéraire. Tenons-nous en donc aux maîtres, et pour nous prémunir contre les tendances de leurs disciples dégénérés, terminons par cette énergique protestation du regrettable Alfred de Musset, qui, après avoir attesté son amour pour la nature, s'écrie:.

Mais je hais les pleurards, les rêveurs à nacelles, Les amants de la nuit, des lacs, des cascatelles, Cette engeance sans nom qui ne peut faire un pas, Sans s'inonder de vers, de pleurs et d'agendas. La nature sans doute est comme on veut la prendre, II se peut, après tout, qu'ils sachent la comprendre, Mais eux, certainement, je ne les comprends pas. Le dernier, numéro au Journal d'agriculture de Niort contient l'indication d'un nouveau procédé de destruction de ce terrible rongeur, le charançon, qui' occasionne chaque année des pertes considérables dans les greniers et magasins où est recueillie notre principale céréale.

Déjà, bien des fois, vous avez eu à donner vos appréciations sur les moyens indiqués pour arrêter des dévastations qu'on n'évaluerait pas en France à moins d'un dixième de la récolte. Malgré tous les procédés imaginés, en dépit des soins apportés par le cultivateur et le négociant, l'ennemi existe toujours.

Il brave tout ce qui est tenté contre lui ; comme le phénix, il semble renaître de ses cendres. Le nouveau, moyen aura-t-il plus d'efficacité que les précédents? Il ne nous appartient pas de nous prononcer, mais assurément il mérite d'être essayé. C'est une erreur de n'attribuer les ravages du charançon qu'à cette seule époque de son existence.

Cette description, dont notre propre expérience, à titré de victime, nous prouve l'exactitude, nous l'empruntons à l'excellent Traité d'agriculture de MM. Girardin et Dubreuil, en ajoutant qu'il serait désirable de voir ce Traité figurer au premier rang des ouvrages destinés aux bibliothèques de nos communes rurales.

Il est donc évident que c'est à deux époques très-distinctes de son existence que le charançon opère ses dévastations. Nous ajouterons que les années sèches et celles exceptionnellement chaudes favorisent singulièrement sa fécondité. Aussi les années et surtout ont-elles vu une incroyable multiplication de ces insectes. Les excédants considérables des récoltes et sont signalés comme infectés de charançons, et on peut hardiment avancer que cette circonstance n'est pas sans.

Comme nous vous le disions, une foule de moyens de destruction ont été indiqués. Malheureusement, il en est bien peu d'une efficacité complète. On a pratiqué les fumigations au moyen de plantes à odeurs très-fortes, trèsàcres: On a également imaginé des moyens mécaniques, des cylindres dont les violentes et rapides révolutions devaient tuer l'insecte ; les greniers Valery, les silos Demarçay et bien d'autres encore.

Mais tous ces engins sont dispendieux, ils ne peuvent être appliqués que dans les magasins de l'Etat ou dans ceux des grandes maisons de commerce. Le cultivateur ne peut guère les adopter. Il lui faut quelque chose de plus simple et de moins coûteux.

S'il semble émigrer un instant, il n'est pas longtemps sans reparaître et sa fécondité est inouïe. Ce procédé, aussi simple que peu coûteux, consiste. Tel est, messieurs, le nouveau procédé. Nous ne pouvons que désirer qu'il soit porté à la connaissance de nos cultivateurs, l'expérimentation n'est ni coûteuse, ni difficile, et il est bien évident que si, en effet, on peut concentrer la majeure partie, sinon la totalité des ovules, sur ces sortes de ruches, on aura fait un grand pas vers l'anéantissement.

Cette conviction est bien permise quand on n'est pas un des adeptes de la nouvelle doctrine des générations spontanées. Toutefois, ne nous faisons pas illusion. Ne supposons pas que cet insecte renoncera complétement à ses habitudes et désertera le grain pour se réfugier sur les ruches, et n'abandonnons pas les quelques moyens qui ont pu le détruire lorsqu'il est arrivé à l'état d'insecte parfait.

Et à cette occasion qu'il nous soit permis de citer un procédé bien simple qui nous a parfaitement réussi. Il y a environ vingt-quatre ou vingt-cinq ans, notre grenier à blé fut envahi par le charançon.

Nous le vidâmes complétement en vendant tout ce qu'il contenait, moins environ 60 quintaux d'orge qui furent descendus dans un autre grenier non contigu au précédent.

Des nettoyages énergiques furent opérés au premier grenier. Quelque temps après, en examinant le tas d'orge, nous reconnûmes qu'il était infesté de charançons. Tous ceux non détruits s'y étaient réfugiés en parcourant une distance en vérité très-grande. J'imaginai de tracer tout autour un large rayon de miel commun. Puis, le tas étant remué à la pelle, les charançons ainsi tourmentés en sortirent en quantité fabuleuse. Arrivés au rayon de miel ils rebroussaient chemin, n'osant s'y engager.

Mais la pelle agissant toujours, il fallut bien se décider. Bientôt ce rayon fut tellement couvert de ces insectes qui s'y englutinaient, que les derniers hôtes du tas, toujours pourchassés, passaient sur le corps de leurs devanciers et finissaient par sortir du rayon, devenu noir de cadavres. Une seconde ligne de circonvallation fut immédiatement tracée, et les derniers fuyards y furent pris à leur tour. Ce qu'il en périt de myriades est incalculable.

Le tas d'orge fut vendu quelques jours après, et depuis, j'affirme n'avoir plus connu de charançon. La vérité d'un proverbe bien connu recevrait-elle ainsi une nouvelle sanction? Quoi qu'il en soit, nous conclurons en disant qu'il n'est pas trop d'avoir deux cordes à son arc en présence d'un.

Le premier aurait pour effet, son efficacité étant reconnue, de détruire la majeure partie des ovules, et le second ferait justice de ce qui aurait pu échapper. Ce que l'Hospice de Sainte-Menehould peut offrir d'intéressant dans le passé, se rattache tellement à l'histoire de cette ville, qu'il suffirait en quelque sorte, pour en connaître les détails les plus saillants, de lire le volume de M.

Claude Buirette, édité par sa famille, en Dans cet ouvrage, où l'auteur raconte en un style clair et plein d'attraits tout ce qui a rapport à la localité et à ses environs, depuis la période gauloise jusqu'à la bataille de Valmy du 20 septembre , on rencontre çà et là des faits épisodiques, où le nom de l'Hospice se trouve mêlé à celui de la ville. Nous nous avouons coupable de quelques larcins à l'endroit de ces faits, dans le seul but de ne rien omettre des.

On trouvera peut-être les citations de dates trop multipliées ; mais, selon nous, souvent les petites choses tirent un grand intérêt de l'époque à laquelle elles se produit sent. Nous n'avons pas la prétention d'élever un monument à côté de celui de l'historien du pays.

Chargé, il y a quelques années, d'inventorier les archives de l'Hôpital, il nous a paru utile de reconstituer, imparfaitement sans doute, et dans la limite des moyens à notre disposition, le passé d'un Etablissement dont la ville de Sainte-Menehould a lieu de s'enorgueillir, d'en constater la position actuelle, et de laisser ainsi à ceux qui viendront après nous une espèce de monographie qu'ils auront peut-être un jour quelque plaisir à consulter.

Comme toutes les institutions qui remontent aux premiers siècles de notre ère et dont on n'a pas conservé l'acte de naissance, la fondation de l'Hospice de SainteMenehould n'a pas de date précise, et ne repose que sur des conjectures fortifiées par la tradition et te dire des historiens qui n'avaient qu'un intérêt secondaire à s'occuper d'un Etablissement perdu, comme tant d'autres, au milieu d'une population ignorée aux temps galloromains.

En effet, quel bruit pouvait, à cette époque dé transformation, surgir d'une modeste bourgade, composée de quelques maisons élevées par des bûcherons sur les bords de deux rivières, à l'ombre des grands bois, au pied d'un rocher couronné d'un temple païen, que devait remplacer un château-fort? Si, à défaut de documents certains, nous devons nous en rapporter à la tradition dont M. Buirette, à la suite de quelques annalistes, s'est fait le savant interprète dans son Histoire de la ville de Sainte-Menehould, l'origine de l'Hospice daterait de la moitié du ve siècle, et serait.

Il est certain que ce Prélat, qui occupa le siége épiscopal de à , se montra l'ardent adversaire du Judaïsme, et fit sortir tous les hérétiques de son diocèse. Les Israélites établis sous Château-d'Aisne furent contraints de s'expatrier: Bientôt les inspirations de leur foi nouvelle lès portèrent à venir en aide aux malades malheureux.

Dans ce but, ils consacrèrent leur propriété à la fondation d'une Maison de refuge qu'ils entretinrent avec leurs revenus personnels 1. On ignore s'il y eut à cet égard un contrat noté par l'officier des actes publics, et par qui les bienfaiteurs voulurent que la Maison fût gouvernée après eux ; car rien de ce qui a rapport à ces temps légendaires n'est arrivé jusqu'à nous. Une lacune immense existe dans les archives, et il est rationnel de penser que les titres originaires, si toutefois ils ont été établis, ont été égarés ou détruits, ainsi que d'autres documents, lorsqu'ils furent envoyés à Château-Thierry, sous François Ier, en 2 , ou dans les incendies de la ville en et C'est une perte d'autant plus regrettable, que les pièces nombreuses.

Les deux Israélites se firent donc les hôtes des pauvres malades, Hospites, de là Hospice. Selon la même tradition, ils furent secondés dans leur généreuse entreprise par la vierge Menehould, qui se mit à la tête de la Maison de refuge, et montra le plus grand dévouement pour les victimes des maladies contagieuses alors si répandues. Manehilde, ou Menehould, était fille du comte Sigmar, gouverneur du Perthois, dépendance de la Champagne, au temps où Attila vint briser ses hordes barbares contre les armes réunies d'Aétius et de Mérovée dans tes champs Catalauniens en Château-d'Aisne, par sa position sur la frontière, avec ses hauteurs bien fortifiées et sa demi-ceinture de forêts inaccessibles, était une place importante, où s'installait fréquemment Sigmar, accompagné de deux de ses filles Ama et Manehould, qui, sous la direction de leur vertueuse mère Leutride, se livraient religieusement à l'étude-des plantes médicinales.

Ces deux vierges, initiées comme leurs autres soeurs au culte du vrai Dieu, par un bon prêtre nommé Eugène, et que saint Alpin appelait ses filles spirituelles 1 , fuyant. On peut donc admettre que cette noble fille, dont la sainteté était telle qu'elle est devenue la patronne du pays, et a donné son nom à la bourgade appelée primitivement Sous-Château-d'Aisne, et ville d'Auxuenne 2 , a dû, sinon diriger en souveraine, au moins partager avec une pieuse ardeur les soins donnés à l'infortune recueillie dans la Maison de refuge, créée par les deux juifs convertis au christianisme.

L'Hospice de Sainte-Menehould est donc un des plus anciens, non-seulement de la Champagne, mais de toute la France, car il est antérieur de deux siècles à l'Hôtelde. Cette translation du bras et coste de la saincte arriva l'an , le 14 d'octobre, jour de sa feste, sous le roi Charles V , par l'evesque de Chaalons, Archambaud. Il est néanmoins prouvé par des chartes antérieures de deux siècles à cette cérémonie que la ville s'appelait déjà Castrum Manehildis, château de Manehould.

Le dépôt des reliques de la vierge n'a sans doute fait que consacrer cette dénomination. Telle était l'intention du sire Jehan de Saulx, seigneur de Cernon, qui rapporta ces précieux restes de l'église de SaintUrbain dans sa ville natale. Son origine, on le voit, n'est ni royale, ni seigneuriale, ni ecclésiastique. Les ducs et les comtes de notre province ont contribué à son développement par leurs libéralités: La réunion des maladreries des environs, des fondations pieuses, des donations particulières et des acquisitions successives en ont accru les ressources et par conséquent l'importance.

Nous verrons que, malgré les événements déplorables qui ont épuisé une partie de ses finances à certaines époques, cette Institution qui compte quatorze siècles d'existence, tient encore une place honorable parmi les Maisons hospitalières du département.

Lorsque Louis XIV ordonna d'ériger un hôpital général dans toutes les villes et gros bourgs du royaume, il fut question de donner ce titre avec les attributions qui en résultent à l'Hospice de Sainte-Menehould ; mais dans l'assemblée extraordinaire des habitants présidée par Nicolas Dez, subdélégué de l'Intendant de Champagne, il fut décidé à l'unanimité que dans l'intérêt sacré des familles indigentes, et pour rester fidèle à l'intention de ses donateurs et bienfaiteurs, il était plus convenable et plus avantageux de lui conserver sa première destination.

Sous les deux premières races, l'obscurité la plus complète couvre la situation de l'Hospice de Sainte-Menehould. Il est vrai que la ville, dont la marche progressive consiste à s'étendre des bords de l'Auve, son berceau, et de la rive gauche de l'Aisne, dans les marais, autour du Château qui la protége, ne participe en rien aux événements qui agitent la Gaule de Charlemagne et la France de Philippe-Auguste. Ce n'est qu'au moment des croisades qu'il s'opère quelque mouvement dans la contrée, grâce aux comtes de Champagne, dont elle dépendait comme gouvernement, et dont elle va devenir la propriété.

Le conseil municipal vient, au cours de la séance du 11 mars, d'accepter avec une émotion profonde le don magnifique que, dans une pensée de pieuse commémoration, vous avez fait à la Ville de Paris.

Paris, fier de recevoir ce domaine, sacré par le génie et par la gloire, saura veilleur sur l'incomparable joyau. En son nom, au nom de la population, je vous prie de vouloir bien trouver ici l'expression de notre infinie gratitude. Veuillez agréer, madame, l'assurance de notre respectueux dévouement. Des lettres de remerciements chaleureux ont été également adressées par le président du conseil municipal et le préfet de la Seine à M.

François Hugo' et Mlle Marguerite Hugo. Premier, 3 kilomètres lancés, Grenoble. Premier, kilomètre, départ arrêté, Nice. Premier, côte Turbie, battant catégories supérieures. Premier, Parie-Nice, avec quatorze chevaux sans soupapes, catégorie 2 à 3 litres. Cette série de victoires apparaît aux yeux de tous comme tout à fait normale il faut cependant souligner que M.

Henri Petit, engagé personnellement dans Paris-Nice, accomplit cette randonnée par ses propres moyens, pilotant une 14 s. Peugeot ayant déjà deux années de service. Cette démonstration justifie le succès de la 14 s. Peugeot, sortie, si l'on peut dire, des laboratoires de la grande marque nationale, dont elle est l'enfant gâtée. Elle est, avec sa soeur aînée, la 18 s.

Un nouveau port méditerranéen est créé c'est celui de Monaco. En effet, on voit actuellement, presque chaque jour, un paquebot mouiller en rade et débarquer ses passagers venant d'Amérique par la ligne directe New-YorkMonaco.

Ils ont vu disparaître la statue de la Liberté et les gratte-ciels encapuchonnés de neige, et, après quelques jours de traversée, les voilà plongés dans le bleu, au terme de leur voyage, dans cette principauté accueillante et lumineuse.

Pour se faire une idée de l'activité de ce service de navigation, il suffit de savoir que, cet hivier, plus de quarante paquebots, appartenant aux plus importantes Compagnies du monde, débarqueront leurs passagers à Monaco, qui est ainsi en passe de rivaliser avec Marseille.

Zuze un peu, mon hon 1 Modification des armoiries de la ville du Havre. Aujourd'hui a- lieu le déjeuner organisé en l'honneur d'Antoine, pour fêter sa cravate de commandeur de la Légion d'honneur. Quel chemin parcouru depuis la soirée inaugurale du 30 mars , où furent joués quatre actes inédits, Jacques Damour, tiré par Léon Hennique d'une nouvelle d'Emile. Antoine avait, ce 30 mars, touché ses appointements d'employé du gaz, soit deux cents francs, pour payer les cent francs qu'exigeait un nommé Krauss, propriétaire de la salle de l'Elysée-des-BeauxArts où se donnait, à huis clos, le premier spectacle d'essai.

La seconde soirée eut lieu en mai. Au bout de dix ans, quatre cents actes inédits avaient été ainsi représentés; cent soixante-huit noms d'auteurs jusque-là ig,no- rés avaient été mis au jour. Et, parmi ces pièces, beaucoup avaient pu être reprises sur d'autres scènes.

Quel directeur de théâtre peut se flatter d'avoir été un pareil initiateur, un pareil animateur? C'est à Antoine que tout ce qui compta plus tard dans la littérature dramatique dut sa révélation. Cela vaut mieux qu'une cravate de commandeur, qu'un banquet; cela mérite l'admiration de tous envers le Christophe Colomb du théâtre moderne. Nous nous excusons auprès de notre clientèle, chaque jour plus nombreuse, de lui avoir infligé souvent une attente quelque peu prolongée.

Nos bureaux et ateliers du rue Saint-Martin, bien qu'agrandis, sont devenus insuffisants aussi avons-nous ouvert un magasin, vente-exposition, 86, avenue Malakoff angle de lai place Victor-Hugo , où, nous procéderons également à l'achat, la vente et la transformation de bijoux. Dollar, 25 —.

Lire, 25 Franc surisse, 4ÇI -0 Peseta espagnole, 25 - 0 Florin hollandais,- 1, 50 —0 Après Bourse, à 18 heures. Probabilités pour la journée du 16 mars Région parisienne: Le groupe radical-socialiste de la Chambre s'est réuni hier après-midi pour s'occuper de la question de la réforme éLecto- rale;. Après une discussion entre les défenseurs de la proposition Soulié, qui augmenterait sensiblement le nombre des députés, et les partisans du projet déposé par M.

Albert Sarraut, le groupe, par 41 voix contre 32, s'est prononcé en faveur de ce dernier, mais à titre indicatif seulement. A la commission du suffrage universel Les députés partisans du retour au scrutin d'arrondissement et faisant partie de la commission du suffrage universel se sont réunis hier pour arrêter leur choix entre le projet Sarraut et celui de M.

Les socialistes présents à la réunion ayant fait observer qu'ayant reçu de leur parti un mandat impératif, consistant à opter pour le projet Soulié, aucune décision n'a pu être prise. Dans le cabinet de lI. Morain a eu lieu, hier après-midi, une conférence pour la mise au point des dispositions relatives à l'utilisation du crédit de , francs voté vendredi dernier par le conseil municipal pour'les mesures à prendre contre l'augmentation du prix de la vie.

De grandes maisons de boucherie de détail ont accepté de vendre aux tarifs du barème. L'Union des coopérateurs fera de même et très prochainement des bandes de calicot indiqueront au public que les ventes sont faites à des prix contrôlés par la Ville de Pans.

Les ventes dans les marchés seront intensifiées. Des places dans ces marchés seront accordées aux postulants qui s'engageront à vendre au prix du barème. Pour faciliter la vente à bon marché ainsi que la création des étals témoins, notamment dans les marchés de l'Europe, Saint-Germain et Secrétan, l'Assistance publique augmentera ses achats de viande et en mettra une certaine quantité à la disposition des marchés et des marchands des quatre-saisons. Coty, 'dans un excellent article du Figaro et, pour nous défendre, imitons l'exemple des industriels du Nord qui ont su créer à Lille, à Roubaix et à Tourcoing une atmosphère mortelle pour le communisme.

Coty a mille fois raison. Je suis allé là-bas. J'en ai rapporté une impression saisissante. Coty, cette caisse familiale du textile et toutes ces entreprises de solidarité organisées par M.

J'ai vu à Roubaix M. Ley, entouré de ses collaborateurs ouvriers, pacifiant cet extraordinaire pays peuplé des seuls ouvriers, face aux seuls patrons et quand j'entends dire maintenant qu'en France le travail ne saurait être organisé, jo souris et envoie mon1 interlocuteur visiter le consortium du textile à Roubaix. J'ai toujours professé au'il fallait se garder dé répondre à l'envie de la classe ouvrière par la dureté et la sécheresse bourgeoises C'est ce que les filateurs, les tisseurs et autres industriels du Nord ont admirablement compris.

Mais ils ont compris aussi ou'à l'organisation prolétarienne il fallait, pour k bien même du pays, opposer une solidarité patronale Et ce qui m'a le plus étonné, ce que j'ai le plus admiré durant mon séjour à Lille et à Roubaix, c'est comment ces grands chefs d'industrie étaient arrivés à s'imposer la plus belle discipline. On affirme volontiers qu'on ne fait pas des régiments d'officiers allez voir à Roubaix. Le Sénat a entendu hier au début dé la séance l'éloge funèbre de M.

Guesnier, sénateur de Seine-et-Oise, prononcé par M. Doumer, qui a vanté le dévouement à l'agriculture et les qualités administratives de son collègue décédé. Les morts hélas vont vite au Luxembourg où, depuis quelques jours, chaque séance s'ouvre, malheureusement, par un discours de ce genre. Le projet dont vous êtes saisis, dit-il, comporte la ratification de crédits ouverts par décrets en l'absence des Chambres, une demande de crédits supplémentaires proprement dits, une rectification aux évaluations de recettes de l'exercice , enfin un certain nombre de dispositions législatives spéciales.

Les crédits à régulariser s'élèvent à millions au titre du budget général et i1 millions au titre des budgets annexes. Ils ont été régulièrement ouverts. Les crédits supplémentaires proprement dits s'élevaient à 1, millions dans le projet du gouvernement.

La Chambre les a ramenés à 1, millions. La- plupart de ces crédits sont justifiés par la hausse des prix en D'autre part, ils comprennent millions pour le Maroc et millions pour le Levant. Les rectifications aux évaluations de recettes se traduisent par une augmentation de millions.

Quant aux dispositions législatives spéciales, elles comprennent notamment un nouveau régime des titres le relèvement du forfait pour l'impôt sur le chiffre d'affaires, l'établissement d'une nouvelle assiette de cet impôt pour les intermédiaires en céréales, d'importants articles sur les indemnités pour dommages de guerre, l'abaissement du taux d'intérêt au crédit artisanal, l'attribution d'avances aux départements au titre des lois d'assistance, le relèvement de la taxe de séjour et l'abaissement da la taxe sur la carte d'identité des étrangers.

Chéron s'est ensuite attardé à un de ces longs exposés financiers particulièrement optimistes, dont il a le secret et qu'il eût été intéressant de reproduire si le discours prononcé quelque temps après par le président du conseil, ministre des finances, sur le. Retenons-en simplement la conclusion où l'on retrouvera les Illusions tenaces du parlementaire endurci et impénitent qu'est M. Henry Chéron Du point de vue technique et financier nous avons gagné la partie.

Qui donc oserait aujourd'hui la compromettre? Si nous l'avons gagnée, c'est parce que tous les chefs de la République, dans un mouvement qui les honore également les uns et les autres, se sont groupés pour le salut commun. C'est vous, monsieur le président du conseils, qui garderez l'honneur d'avoir pu réaliser cette union si nécessaire et.

La souplesse de nos institutions parlementaires permet d'assurer, au milieu des crises les plus graves, quand les partis et les hommes sont aux prises,. Naturellement, le Sénat applaudit à ces louanges que chacun des parlementaires présents s'imagine justifiées, mais que le pays aura quelque peine à ratifier.

Montenot appelle l'attention du président du conseil sur deux points spéciaux qui préoccupent les habitants de nos campagnes la taxe d'abatage et la taxe sur le chiffre d'affaires payée par les meuniers. Ces deux mesures apportent peut-étre de l'argent au fisc, mais elles provoquent du mécontentement dans le pays. Et voici le président du conseil à la tribune un long mouvement d'attention se produit, le silence s'établit complet. Montenot il le fait d'un mot bref qui semble établir,que le fisc se montre aussi conciliant que le plus récalcitrant des contribuables pourrait le souhaiter, puis il entre dans le vif du sujet.

Il commence par déclarer que nous sommes rentrés dans le bon ordre budgétaire et en rend hommage au Parlement et aux libres institutions, républicaines. Et après s'être ainsi attiré la plus entière bienveillance de ses auditeurs, le président du conseil continue. Depuis la guerre, tous les ministères ont, au milieu de difficultés croissantes, travaillé à l'amélioration de nos finances. Chacun fait à son heure ce qu'il pouvait, tous ont été entravés par le lourd héritage de la guerre et par le retard des paiements de l'Allemagne.

C'est ainsi, que le déficit, qui était en de 49, millions, est tombé en à 1, millions. En , grâce aux mesures prises par nos devanciers, grâce aux impôts votés en août, l'exercice se traduire par un excédent. La commission des finances évalue cet excédent à un peu plus d'un milliard.

Ce n'est là qu'une hypothèse l'exercice n'est pas clos, mais il est probable qu'il 8e soldera par un excédent de l'ordre de grandeur indiqué. C'est là un résultat du constant effort du Parlement. Pendant que cet effort se poursuivait, nous avions à pourvoir à la reconstruction des régions libérées. Puisque l'Allemagne tardait à se libérer,' les gouvernements ont bien été obligés de faire appel au crédit public, La France a donc été condamnée à émettre de nouveaux emprunts à court à émettre de nouveaux emprunts a court terme, issus de la carence de l'Allemagne, ont été votés sans opposition par le Parlement mais ils ont accru notre dette flottante, genre de dettes le plus dangereux, car il fallait escompter le renouvellement de ces emprunts à court terme.

En , il est fait face à 51 milliards de remboursement, alors qu'il est souscrit 25 milliards de bons du Trésor. En , on rembourse 65 milliards,.

En on doit faire face à 65 milliards de remboursement, mais les souscriptions n'égalent pas ce chiffre et il reste un déficit de plus de 11 milliards. Poincaré constate que quand il' a pris le pouvoir la situation était tragique. De trop nombreuses personnes de toutes catégories spéculaient sur la chute de notre monnaie. Et le ministre constate, alors, que, pour parer au danger, il a pratiqué la politique préconisée par le Sénat, et il se déclare fier de suivre la politique d'union nationale dont la Haute-Assemblée s'est toujours montrée l'instigatrice.

Il continue Quand nous avons pris le pouvoir, nous avions à faire face à de lourdes échéances étrangères nous n'avions plus en caisse que des sommes insignifiantes. Je n'ai pas voulu recourir à l'inflation. Je n'ai trouve d'autre ressource que dans un procédé qui n'aura plus jamais, je l'espère, à être utilisé. Depuis lors, notre Trésorerie s'est trouvée largement à l'aise et la marge disponiblé à la Banque de France atteint aùjourd'hui 7, millions.

C'est grâce à vous, gréce aux lois finaciè- res que vous avez votées le 3 et le 7 août, que l'équilibre budgétaire a été complètement rétabli. Devant les mesures coura- geuses prises par les deux Chambres et que le pays a acceptées avec un admirable pa- triotisme, la confiance s'est rétablie. On souscrit aux bons dé la Défense, on paie ses impôts par avance, le cours de la livre baisse de , cours moyen en juillet, à en septembre.

Gela nous permet de rembourser certaines dettes à l'étranger. Com- me le franc continue à se relever, nous reconstituons le fonds Morgan et nos encaisses à l'étranger. La Caisse d'amortisse- ment, mise en train grâce à la haute autorité de MM.

Lebrun et Milan, prend en mains le service des bons de la Défense et des bons du Trésor. Ces mesures ont eu pour effet de supprimer la partie la plus dangereuse de notre dette flottante. Ces progrès réalisés en quelques mois nous permettent de bien au- gurer de l'avenir. On a prétendu dans oer- tains journaux que la dette flottante avait augmenté.

Henri Chéron a fait justice de ces affirmations erronées. Si l'on compare la situation au 1er août et la situation au 1"' février , on constate pour la dette flottante une diminution de 3 milliards. On a contracté, il est vrai, des emprunts, mais ce sont des emprunts de consolidalion ils n'atteignent pas le chiffre de la Diminution de la dette flottante.

Poincaré souligne que le fait important est qu'on a pû convertir en dette à long terme la dette à court. Il a ajouté que cette consolidation et cet amortissement étaient la seule politique sage pour le moment.

Il a ensuite établi que les échéances de sont assurées, que le plafond des avances à la Banque de France a été abaissé de 2 milliards, et qu'une marge de 7 milliards restant à l'Etat, la défla- tion s'élève en réalité à 9 milliards, Le ministre des finance aborde alors la question de la monnaie. Il déclare Certes, il serait souhaitable d'avoir un'e monnaie convertible en or.

Ce ne sont pas les conseils qui ont manqué au gouvernement. J'ai exposé au Sénat pourquoi il me semblait non seulement inutile mais même dangereux de traiter ici ce problème.

Les moindres paroles du ministre des finances suscitent des spéculations éhontées. Ce que je puis dire, c'est que je crois nécessaire de maintenir pour une période prolongée les cours actuels. Les difficultés économiques ne sont pas imputables à la hausse du franc. Nous avons assisté à une prospérité factice, les prix n'ont suivi que de loin les prix mondiaux, ils sont en train do s'y adapter.

Si le franc n'était pas rebeaucoup plus grave qu'elle n'apparaît aujourd'hui. Même la stabilisation ne nous aurait pas mis à l'abri d'une crise. Je souhaite pour nos voisins Belges que leur opération réussisse complètement, mais seul l'avenir en décidera. Si nous pouvons maintenir le taux actuel du franc, et la Banque en a les moyens dans les deux sens, nous verrons la crise s'atténuer et disparaître. Poincaré conclut Le budget de n'est pas facile à étabV'v il faut donc limiter les dépenses et surtout ne pas les engager témérairement avant d'être saisi de l'ensemble du budget.

Le déficit du budget ramènerait une baisse de notre franc et le sentiment du pays pourrait se retourner. Le crédit de l'Etat est une inconnue qui se dégage d'une multitude de faits et d'impondérables. Je souhaite que l'approche des élections laisse intacte la volonté du Parlement. Le gouvernement continuera son effort. Il donnera aux Chambres renseignements et avis mais c'est aux représentants du pvys qu'il doit demander le meilleur de son autorité. Rien n'est fait s'il,reste quelque chose à faire.

Ni le gouvernement ni le Sénat n'abandonneront l'oeuvre commencée avant de l'avoir couronnée. Poincaré a fini les applaudissements éclatent sur la plupart des bancs, et de nombreux sénateurs félicitent le président du conseil.

Louis Michel souligne l'effort financier accompli par les contribuables, et les chiffres qu'il fournit sont éloquents. Une banque qui verse à ses actionnaires 4 millions en verse à l'Etat 5 millions un commerce moyen fait un bénéfice de 37, francs, il verse à l'Etat 85, francs.

Une industrie donne à ses actionnaires , francs, elle verse à l'Etat , francs.. Malheureux contribuables les vrais sauveurs de la situation personne encore n'avait pensé à eux, ce qui n'avait pas empêché ministres et parlementaires de se congratuler.

Il semble, en effet, qu'elle ne puisse se décider à y mettre un terme, et, hier encore, alors qu'on pouvait croire qu'on en finirait avant de lever la séance, la suite de la discussion a été renvoyée à demain. Un député qui cumule les deux quaités de socialiste et d'Auvergnat s'est spécialisé dans les questions à poser, en fin de séance, aux ministres. Tous y passent, à tour de rôle, tous les sujets étant bons à cet infatigable questionneur.

Sans doute celui-ci se figure-t-il se rendre ainsi très intéressant. En quoi il s'illusionne. Pas plus que ses questions antérieures, celle qu'il adresse aujourd'hui au ministre des affaires étrangères sur les événements de Chine n'intéresse personne.

La seule réflexion qu'ello inspire, c'est qu'il est vraiment regrettable qu'un ministre se trouve deux fois par semaine, de par un règlement dont on abuse, obligé de se mettre à la disposition de tous les raseurs en quête d'une réclame personnelle. La Chambre, répond M.

Briand, a déjà approuvé l'attitude du gouvernement en Chine. Or rien ne s'est produit, depuis lors, qui puisse modifier cette attitude. Le ministre espère nue la Chine réalisera son unité et fera figure de grande nation ce n'est pas la France qui l'en empêchera. En attendant, on ne saurait perdre de vue qu'il existe un gouvernement à Pékin les règles diplomatiques les plus élémentaires exigent qu'on ne l'oublie pas.

Quant à la Société des nations; on né peut lui demander de jouer un rôle en dehors de ses possibilités. Il s'agit, en Chine, d'une guerre civile en vertu de quel droit peut-elle convoquer à sa barre les deux gouvernements qui se disputent le pouvoir? Certes, si la guerre éclatait, la situation se trouverait évidemment modifiée mais la France a déjà examiné ce point de vue et elle ne serait pas la dernière à essayer une intervention favorable de la Société des nations. Conclusion tant que la vie de nos nationaux ne sera pas menacée, gardonsnous de tout ce qui pourrait nous engager dans une aventure dont il est aisé de prévoir les dangers.

En fin de séance, M. Cette demande émane du procureur général près la cour d'Orléans. Les lecteurs du Gaulois connaissent les faits qui lui sont imputés. Aristide Briand, ministre des affaires étrangères, a fait au conseil un exposé des affaires extérieures et notamment des travaux du conseil de la Société des nations à Genève. Bokanowski, ministre du commerce, a mis le conseil au courant de l'état des négociations commerciales franco-allemandes. Léon Perrier, ministre des colonies, a donné connaissance des télégrammes rendant compte des ravages produits par le cyclone de Madagascar et des mesures prises pour porter secours à la population.

Le ministre des colonies déposera prochaimement un projet de loi tendant à demander au Parlement le vote de crédits en faveur des populations sinistrées. Un comité sera également organisé. De son côté, le ministre de l'intérieur'a envoyé aux préfets des instructions en vue de recueillir des fonds par souscription publique.

L'abaissement du prix de la viande M. Albert Sarraut, ministre de l'intérieur, a exposé à ses collègues, qui les ont approuvées, les dispositions envisagées par lui en vue de l'abaissement du prix de vente de la viande. Les sataires des mineurs de la San'e M. André Tardieu, ministre des travaux publics, a rendu compte au conseil du règlement de la question des salaires dans les mines domaniales de la Sarre. Ce coin délicieux, au boni de la Grande Bleue, avec ses jardins, véritable royaume des fleurs et des fruits d'or, incite au calme à la paix et au plaisir de vivre.

Aussi l'on ne peut que Téliciter la Société qui, pour le rendre accessible à tous, a eu l'heureuse inspiration de transformer une partie du Parc de cet Eden en un lotissement incomparable où, de chaque lot, la vue s'étend en un panorama idéal sur Ctnnes, la baie de! Six kilomètres de boulevards avec l'eau, l'électricité et le téléphone assurent une viabilité irréprochable. José Olegario Cortes, M. Aujourd'hui, sous le haut patronage de M.

Alvarez de Toledo, ministre de l'Argentine, s'ouvrira, à 3 heures, à l'Association Paris-Amérique Latine, l'exposition comprenant quarante-deux tableaux de dames argentines, par le peintre Franz Van Riel. Le bateau britannique Ches2ta: A Le ministère des affaires étrangères vient de nommer attaché naval près l'ambassade argentine à Rome, le lieutenantcolonel Martin Gras. L'état de Mile Victoria Aguirre est grave.

Le docteur Benjamin Nazar est assez sérieusement malade. On annonce de Cordoba la mort du docteur Geronimo del Barco. A Le Banco Espanol del Rio de La Plata se charge de toutes les opérations bancaires lettres de crédit, chèques, transferts, escomptes, avances, comptes courants, changes, ordres de Bourse, etc. Aristide Briand, ministre des affaires étrangères; M.

André Tardieu, ministre des travaux publics; le secrétaire général de la présidence et Mme Jules Michel; le directeur du protocole et Mme P. Roi Christian et 'a Reine Alexandrine, après avoir dîné à l'hôtel Meurice, se sont rendus, avec leur suite, au théâtre de Paris et ont fréquemment applaudi Mme Popesco ainsi que l'auteur-interprète de la pièce. Les souverains danois quittent Paris cet aprèsmidi, à trois heures, pour rentrer à Copenhague.

L'état du souverain n'offre aucun caractère de gravité, toutes les audiences ont cependant été suspendues afin de permettre au Roi de prendre le repos nécessaire. Les médecins annoncent que ta convalescence du souverain est proche et que Sa Majesté pourra se rendre, à Séville ou à Malaga' vers- le 20 mars, afin de se remettre complètement.

Hawks, secrétaire de la légation des Etats-Unis, qui quittent prochainement Varsovie. A ce déjeuner assistaient: Le Verdier, Mlle Millon, etc. L'éminent diplomate passera un mois environ à Washington et, ayant présenté ses lettres de créance, au président Coolid'ge, viendra en congé à Paris. Plusieurs réceptions privées ont été organisées en l'honneur de l'écrivain anglais H. Wells pendant la semaine qu'il, passe à Paris. Undéjeuner luiaéiéoffert hier par M.

Un programme des plus intéressants comporte les noms de MM. Peretti, de l'Opéra, et Jacques Dumesnil, ainsi qu'une troupe d'amateurs de premier ordre, parmi lesquels: On trouve des billets chez le concierge, 5, rue Christophe-Coldmb. Au cours de la soirée de demain, la douzième et dernière fête, fixée au mardi 22 mars, sera annoncée et donnée en l'honneur de nos hôtes étrangers.

On trouvera des invitations à l'entrée de plus, toutes les cartes permanentes délivrées aux jeunes gens sont valables. Charles Vormus et Mme, née Geneviève Bernot, sont heureux de faire part de la naissance de leur fils Maxime. Le comte et la comtesse Montseny, venant de Biarritz, sont arrivés avant-hier à l'hôtel Scribe à Paris.

Sur le paquebot franc, se sont embarqués à New-York, pour le Havre: Rappelons que le mariage de Mlle Henriette de Lubersac avec le vicomte d'Andigné aura lieu demain jeudi, à midi précis, en la basilique Sainte-Clo2ilde. Le mariage de Mlle Marie Kinen r. Georges Ragon sera célébré demain jeudi 17 mars, dans l'intimité, en l'église -SaintPhilippe du Roule chapelle' de la Vierge.

Hier, à onze heures, en l'église SaintAugustin, ont eu lieu les obsèques de M. Paul Arrivière, président des sections législation, justice et affaires étrangères et de la section spéciale de contentieux au conseil d'Etat, ancien chef du secrétariat de la présidence de la République sous le président Carnot, et président de la Fondation Furtado-Heine, commandeur de la Légion d'honneur. Les honneurs militaires ont été rendus au président de section au conseil d'Etat en fonctions par un bataillon du 5e d'infanterie: Des couronnes avaient été adressées par le conseil d'Etat et par l'administration du conseil du réseau des chemins de fer de l'Etat.

Le deuil était conduit par M. Roland Baron, avocat à la cour de Paris, gendre du défunt; M. Raymond Baron, son petit-fils; M. Louis Auriol Roy Bry, son beau-frère; M. Léon Chanaud, sénateur de la Creuse, et ses autres eousins. Le garde des sceaux était représenté par M. Vitalis, son chef de cabinet. Colson,- vice-président du conseil d'Etat, a prononcé l'éloge du défunt. On annonce la mort de M. Pauf-Alain Gouzien, médecin inspecteur des troupes colonales, commandeur de la Légion d'honneur, décédé à Paris-, à l'âge de soixante-quatre ans.

Ses obsèques auront lieu vendredi 18 courant, à midi, en l'église Saint-Philippe du Roule, où l'on se réunira. Le présent avis tient lieu d'invitation. La famille de Mme Gévelot, dans l'impossibilité de remercier individuellement toutes Ses personnes qui lui ont donné des témoignages de sympathie, les prie de trouver ici l'expression de sa gratitude émue.

Le baron Maurice de Nervo et la baronne, née de La Frégeolière, ont la douleur de faire part de la mort de leur petite Yvette, rappelée à Dieu le 12 mars, à l'âge de dix-huit mois.

Joannidès et Mmes Clado, dans l'impossibilité de remercier en particulier toutes les personnes qui ont bien voulu leur témoigner leur sympathie dans le deuil cruel qui les a frappées, les prient de trouver ici l'expression de leur gratitude très émue.

Les obsèques de la comtesse de Brossin de Méré, née Gaillard, ont été célébrées hier, à midi, en l'église Saint-Honoré d'Eylau. Le curé, le chanoine Labourt, a procédé à la levée du corps et a donné l'absoute. Les armoiries aux armes de famille rehaussaient les tentures de l'église. Le deuil a été conduit par le comte de Brossin de Méré, son mari M.

Aymar de Brossin de Méré, son fils; le baron Gaillard, son frère; le comte Ch. Lepic, son oncle; M. Pierre de Pimodan, son neveu; le comte Lepic, le marquis du Crozet, le comte de Lenzbourg, ses cousins germains. Lepic, ses tantes; la comtesse de Lenzbourg, Mme du Bourg, ses cousines germaines. On annonce de Florence la mort du'prince Scipion. Borghèse, chef de nom et d'armes de l'illustre maison romaine, député, décédé nier matin.

Il laisse deux fllles, la princesse Santa, née à Paris le 1er novembre , et la princesse Livia, comtesse Cavazza. On se souvient du raid que le prince accomplit, il y a vingt ans, de Pékin à Paris, en traversant le premiers l'Asie centrale en automobile.

Grand succès, hier, au théâtre du PalaisRoyal, pour la jolie Mlle Cocéa, dont les ravissantes toilettes firent sensation. L"ê ministre de la justice a reçu le mémoire français relatif à l'affaire Boz-Court-Lotus, et c'est sur ce document que la commission,' réunie au ministère de la justice, a délibéré. L'ambassadeur de France et le ministre de Pologne, accompagnés de leurs femmes, ont visité le Foyer turc, où ils ont pris part à un thé donné en leur honneur.

Une Révélation Un étrange inspiré nous vient d'Amérique. Il n'a rien d'un fakir, rien non plus d'un romantique enthousiaste.

Il appartient à cette classe d'idéalistes qui méditent, qui travaillent et qui gardent en eux-mêmes le secret de leurs vues profondes. C'est dans des tableaux qui vont être exposés prochainement, à la galerie Talleyrand, que M. Walter Beck nous révèle-ses pensées en leur imprimant à la fois le rythme et la chaleur d'une inspiration spontanée. Walter Beck s'est servi d'un procédé rare et difficile, celui de la peinture à la détrempe. Pour faire vibrer les couleurs, il est obligé de peindre d'un seul coup, sans retouche et sans reprise, ce que l'on pourrait appeler la vibration de l'âme sur le papier.

En général, les peirtres qui ont voulu traduire les mêmes choses que M. Walter Beck ont recouru aux couleurs violentes et aux conlrastes immodérés. Un de nos abonnés nous demande à ce sujet l'insertion de la note suivante Parmi les pseudonymes M.

Il se trouve que ce nom est celui d'un illnstre intendant de Guyenne et Béarn, vivant sous Louis XV, et dont ces provinces ont tenu à honorer la mémoire en lui élevant des statues et en donnant son nom à leurs principales avenues ainsi ont fait notamment les villes de Pau, d'Auch et de Luchon.

Villette, juge d'instruction, pour usurpation de nom. Une entreprise de police privée a déposé, hier, au siège de Bourse et Finance, 5, rue Geoffroy-Marie, des circulaires incitant les personnes lésées par les agissements de Rochette à s'adresser au syndicat de défense. A ce sujet, M.

Pachct, commissaire divisionnaire aux délégations judiciaires, fait savoir que toutes les plaintes doivent être adressées à ,M. Planque, syndic provisoire 6, rue de Savoie. ART ANCIEN CHINOIS En dehors de son choix habituel d'objets d'art anciens, la Compagnie de la Chine et des Indes présente actuellement une col- e lection importante de meubles de laque anciens tables basses, paravents, arrnoi- ,f res, sièges, ainsi qu'une ci Jlection de pier- res dures montées en petites lampes, cristaux de rcche, agates, jades, etc.

François Coty étudie particulièrement les méthodes que patrons et ouvriers ont employées avec efficacité dans le Nord. Le conflit déterminé en et par les manoeuvres communistes pouvait être tragique: Il a été prévenu grâce;'? Ley exerce une sorte de dictature sur trois cent quarante-sept usines et sur près de quatre-vingt mille ouvriers. Ainsi peuvent être évitées ou brisées les grèves, et les mauvais coups déjoués un journal affiche, divulgue les machinations avant qu'elles n'éclatent, et fait connaître les moyens d'y résister.

C'est un résultat qui parle. Un formidable groupement de production, que ses concurrents d'Allemagne ont essayé d'anéantir en et qu'ils ont cruellement frappé, connaît de nouveau la; prospérité parce qu'il a réalisé par ses propres moyens la sécurité.

Ainsi, des citoyens se sont substitués au pouvoir pour remplir sa mission primor-i En attendant que le gouvernement gou- verne, nous convions tous les Français il faire ce qu'ont fait leurs compatriotes du;. Les méthodes pourront différer selon les milieux et les circonstances locales, mais l'idée sera la même partout sauver, la civilisation, opposer un front unique à' la ruée des barbares.

L'effort nécessaire est moins grand qu'on ne l'imagine au premier moment. Les scélérats qui terrorisent cent cinquante millions de Russes ne forment cru'une petite armée de trois cent mille hommes en An- gleterre, il n'y a guère que trente mille èommunistes sur quatre millions de travail- listes en Italie, un geste de. Mussolini1 a suffi pour faire rentrer sous terre l'épou- vantail bolchevique. En France, nous ne voyons qu'une poignée de chefs et quelques escouades de subalternes.

C'est par ignorance ou pour faire sciemment leur jeu qu'on exagère leur importance. La disparition de l'encaisseur Le premier interrogatoire. Monier, juge d'instruction, a procédé, hier après-midi, en présence de Me" Jouin, Nastorg et Simon-Juquin, au premier interrogatoire des époux Nourrie et de Duquesne.

Cet interrogatoire n'a guère abordé que des points préliminaires visant principalement les dépenses des accusés. L'enquête a, en effet, établi qu'ils avaient dépensé 3, francs depuis le 1er janvier et, du 28 février au 3 mars, 3, francs, sans compter l'entretien du ménage. Or, on ne retrouverait en leur possession que 2, francs, et encore en ad-. A cela, Nourrie a répondu qu'il prouverait avoir depuis le ier janvier en. C'est ainsi qu'il aurait caché 1.

Quant à Mme Nourrie, elle avait d'abord déclaré avoir caché francs, puis 1, francs, ce qui lui faisait 1, francs. Hier, elle a affirmé avoir eu en plus dix billets de francs qui lui ont permis de faire un paiement. Si bien, a fait remarquer M. Monier, que ce ménage qui ne pouvait faire face à ses paiements et tentait d'emprunter partout se trouvait soudain à la tête de plusieurs billets de i, francs.

Stresemann approuvé Berlin, 15 mars. Un court communiqué publié dans la soirée dit qu'à la suite d'une discussion le cabinet a approuvé unanimement les résulitats de la session de Genève.

Il a parlé également de ses conversations personnelle avec MM. Chamberlain, Briand et Zaleski. Stresemann aurait déclaré au sujet des relations germano-polonaises, qu'il croyait pouvoir assurer que les négociations économiques entre les deux puissances reprendront à Varsovie dans quelques. Dans les milieux politiques de Berlin, on exprime l'espoir, à propos de la conclusion du compromis touchant le bassin de la Sarre, que les autorités françaises d'occuipatioji témoigneront du même esprit de conciliation que l'Allemagne a mis dans cette question.

On se montre un peu surpris, en outre, que la France attache une si grande importance à des questions tout à fait secondaires et qui perdent tout intérêt si On les compare au problème d'ensemble franco-allemand. Il a chargé trois de ses membres M. Titulesco de préparer un rapport en vue de préciser les dispositions de l'article 11 du pacte relatif aux mesures à prendre pour prévenir la guerre.

Ce rapport sera soumis au conseil et à l'Assemblée. Drouot Une prise d'armes à la marine Dans la cour d'honneur du ministère de la marine, une cérémonie aussi simple qu'émouvante s'est déroulée ce matin à dix heures. Tandis qu'un piquet de marins rendait les honneurs, le vice-amiral Salaün, chef d'état-major général, a remis au vice-amiral Merveilleux le ruban et les insignes de grand-croix de la Légion d'honneur.

Quelques secondes après, le vice-amiral Robert, premier sous-chef d'état-major, remettait la plaque de grand officier au contrôleur général de première classe Lauze et la cravate de commandeur au contrôleur général de deuxième classe Ducorps. Des croix d'officier ont été remises au contrôleur Mourant et àux ingénieurs de iMajo, Mellon et Thepot.

Des croix de chevalier ont été également remises aux lieutenants de vaisseau Régnier, Delpouch, do Maupéou d'Ableiges, au docteur Paponnet, à l'officier des équipages Le Berre, aux ingénieurs Talleau, Lucas, Beldor. Enfin reçurent la médaille militaire les quarliers-maitres Louis Gerbet, Morillon, le mécanicien Prado, le second maître Coiion. Elle était présidée par M. Henry Mortureux, président, assisté de MM. Brillaud de Laujardière, directeur général. Il peint à larges traits l'effort patient du paysan français, sa ténacité, son abnégation.

Les récoltes de ne lui ont donné que déception. Une politique de restrictions et de prohibitions ne peut avoir que des plus fâcheux effets sur le développement de la production, seul remède à la cherté de la vie. Ce n'est pas en exerçant des poursuites contre les, producteurs de lait, sans s'enquérir du prix de revient, qu'on abaissera le cours de ce produit de première nécessité. Pas davantage on n'obtiendra le pain a' bon marché en décourageant les agriculteurs qui persistent à faire du blé.

Le président du syndicat central expose les desiderata des agriculteurs sur les nouveaux tarifs de douane. Le rapport parla ensuite de la loi en discussion sur les baux à long terme, de l'intérêt que présentent les baux payables en nature, de la taxe sur le chiffre d'affaires aux syndicats et aux coopératives, etc.

Daniel Zolla, professeur à l'Ecole na. Un télégramme de Shanghaï annonce qu'après avoir remporté quelque succès locaux, l'avant-garde des forces cantonaises opérant au sud de Nankin a dû battre en retraite aujourd'hui devant la violence des contre-attaques des forces nordistes. Celles-ci ont occupé la ville de Tai-Ting, et les Cantonais se sont maintenant retirés dans la direction de Ou-Hou. De leur côté, les troupes du gouverneur de Seng-Tien, "opérant en liaison avec les forces nordistes, auraient réussi, après un violent bombardement, à traverser le fleuve Jaune.

Succès de Tchang Teo Lin. On mande de Pékin à l'agence Reuter Le quartier général de Tchang Tso Lin annonce de nouveaux succès dans l'avance vers Tchang-Tchéou, succès qui prépare la marche mandchourienne sur Hankéou. Il ajoute que de fortes pertes ontété infligées aux forces semi-indépendantes du Honan, commandées par le général Chin Yun Ao, et que l'attaque de Tchang-Tchéou est prochaine.

L'aviation de Tchang Tso Lin. La conférence du comité central exécutif du parti républicain révolutionnaire a adopté une résolution abolissant les postes de président du conseil politique, de président de la commission permanente et de président du.

Le généralissime sudiste sera donc dorénavant sujet à l'autorité du conseil militaire, dont il continuera simplement de faire partie. Il reste à savoir si ces modifications, acceptées par le généralissime sudiste afin d'apaiser l'aile communiste du parti, sont simplement superficielles ou si elles sont destinées à limiter le pouvoir du général Chan Kaï Chek.

On mande de Pékin à l'agence Rèuter Dimanche dernier, des soldats chinois ayant voulu saisir, près de Wou-Hou, un petit vaisseau appartenant à une compagnie pétrolifère américaine, un contretorpUleur américain se porta à l'aide du vaisseau et lui servit ensuite d'escorte.

Des soldats chinois ont alors tiré sur les deux vaisseaux à une vingtaine de kilomètres de Wou-Hou. La passerelle du commandant du contre-torpilleur fut atteinte par deux balles, mais il n'y eut aucune victime; Le contre-torpilleur riposta à la mitrailleuse. Le consul des Etats-Unis à Hankéou a été chargé d'ouvrir une enquête et si la responsabilité de ces incidents incombe aux nationalistes, de remettre une lettre de protestation.

Brétignière, également professeur à Grignon, dont on connaît les savants travaux en la matière, a appelé l'attention de l'association sur la nécessité de recourir aux graines sélectionnées pour obtenir de bonnes récoltes. Le baron Chassériau, président de la commission de contrôle des comptes a donné lecture de son rapport. Les comptes et le bilan qui ont été présentés prouvent que cette grande association poursuit son heureux développement.

Le Phosphoglycérate de Chaux ia sa place marquée dans tous les cas de dépression nerveuse, de troubles de la grossesse ou de l'allaitement, do surmenage intellectuel, de croissance pénible et surtout dans la convalescence.

Il active la réparation des tissus, et le poids du malade. On trouve lo Phosphoglycérate de Chaux dans toutes les bonnes pharmacies et, en gros, 8, rue Vivi. L'inauguration des Salons littéraires au musée Carnavalet a eu lieu hier. Pierre Godin, président du conseil municipal, assisté de MM. Deville, président de la commission des beaux-arts Boni de Castel: Paul Bouju, préfet de la Seine, entouré de M.

Darras et des fonctionnaires des beaux- arts de la Ville, ont reçu M. Herriot, minis- tre de l'Mtruction, publique et des beauxarts. Jean, Robiquet, le distingué conservateur de Carnavalet, a guidé les invités de la Ville de Paris dans la visite d'inauguration. L accident de Mlle Polaire On sait que la charmante artiste avait été, l'été dernier, grièvement blessée dans un accident d'automobile au retour des courses du Tremblay.

Le chauffeur de l'auto qu'elle avait louée et le propriétaire de l'auto qui était entrée en collision avec la sienne, avaient celuici pour un tiers été condamnés à 75, francs de dommages-intérêts. Hier, sur plaidoirie de M0 Pierre Wolf et quelques mots spirituellement émus de Mlle Polaire qui a rappelé son émotion et sa blessure, la 9" chambre de la cour, acquittant le propriétaire que défendait Me Radot, et retenant la seule et entière responsabilié du chauffeur de 'Mlle Polaire, a élevé la peine de celui-ci de francs d'amende à 8 jours de prison.

De plus, les dommages-intérêts sont élevés à , francs, la compagnie, représentée par Me Gondinet, étant déclarée civilement responsable. Nous 'rappelons nos abonnés qu'ils peuvent effectuer leur renouvellement d'abonnement par versement à notre Compte Chèque Postal Paris.

Les nationalistes annoncent qu'ils ont occupé Ihsing, à l'ouest du lac Taï-Hu. Des personnes au courant de la situation croient que les sudistes s'efforcent de s'emparer de Nankin qu d'isoler la ville en coupant le chemin de fer Nord-Sud en cas de prise de Nankin, tout est prêt pour l'évacuation des femmes et des enfants.

Reprise de la campagne xénophobe A Hankéou et à Ningpo, on signale une recrudescence des activités des extrémistes contre les Britanniques. La population de ces deux villes boycotte toutes les marchandises d'origine anglaise. Troupes françaises à Shanghaï. On annonce que les troupes françaises envoyées à- Shanghaï pour renforcer la police correspondent environ à l'effectif d'un bataillon. Elles comprennent des troupes annamites et des troupes coloniales,.

Le gouvernement britannique a reçu aujourd'hui du gouvernement français une somme de deux millions de livres sterling représentant le second paiement effectué par la France au titre de remboursement d'une partie des dettes françaises vis-à-vis de la Grande-Bretagne. Le gouvernement des Etats-Unis a transmis officiellement au ministère anglais des affaires étrangères, par l'intermédiaire de l'ambassadeur d'Angleterre à Washington, une note dans laquelle il déclare être heureux d'apprendre que le gouvernement accepte de participer aux discussions navales projetées avec les Etats-Unis et le Japon.

Le gouvernement américain partage entièrement les vues du cabinet de Londres en ce qui concerne la participation à ces conversations de la France et de l'Italie et il estime que des représentants de ces deux pays seraient les bienvenus à Genève, même s'ils ne devaient assister aux pourparlers qu'à titre officieux. Cette note ne constitue qu'un résumé de la réponse américaine qui ne parviendra au ministère anglais des affaires étrangéres, qu'à une date ultérieure.

Voilà une pièce de métier, de solide métier, qui, sans apporter un élément nouveau aux procédés du vaudeville, atteste une fois de plus la sûreté de main du regretté Maurice Hennequin et de notre excellent collaborateur Pierre Veber, et a brillamment réussi au Palais-Royal.

C'est l'éternelle histoire d'un attelage conjugal mal apparié. Le mari, Hubert de Prémaillac, a dépassé la quarantaine sa toute jeune femme, Antoinette, n'arrive pas à avoir la satiété de la vie de fête qu'il lui fait mener de propos délibéré, à seule fin de l'en dégoûter plus vite.

Elle flirte éperdument avec le ridicule Stanislas de Varigny, noble ruiné, qui s'est fait professeur de conduite automobile. A ces personnages ajoutez les parents de Madame, le général, marquis de La Tour-Barrée et sa digne épouse. Jaloux, Hubert fera filer sa femme, alors que le général, loin de croire à la fidélité de son gendre, en fera autant pour Hubert. Au deuxième acte, chez de Varigny, les flagrants délits vont s'organiser.

Et lui, averti par celui qui le file c'est le valet de chambre de Stanislas , avec la complicité d'Evelyne, modiste qu'il a obligée, se fait surprendre par sa femme.

Antoinette s'est figuré qu'il mettait les torts de son côté, en vue du divorce. Quand elle comprend qu'elle a été jouée et qu'elle sera simplement ridicule, elle déchire le constat d'adultère qui a été dressé.

Au dernier acte, les deux époux, voulant chacun avoir le dernier mot, amènent au domicile conjugal. Et cela finit par la réconciliation, depuis longtemps prévue, tandis que Stanislas et la modiste, restés pour compte, se consoleront ensem,ble.

Rien que de très logique dans,tout cet imbroglio la fantaisie exécute ses cabrioles normalement c'est une des mille variations que nous avons déjà vues et que nous reverrons encore souvent mais quel dialogue plaisant et même que de jolies scènes l Et c'est rondement joué par la troupe du Palais-Royal. Le texte de l'accord turco-américain, signé à Angora le 17 février, est publié.

Cet accord prévoit, dans un délai de quinze mois. Les représentants de plus de 80 congrégations chrétiennes de la région ont demandé au gouvernement de l'Etat de Géorgie de mettre fin aux flagellations pratiquées par des membres du Ku Klux Klan et d'une autre association de même caractère,.

Draia une autre partie de la Géorgis, deux autres bandes se sont livrées des pratiques semblables presque chaque nuit. Parmi les victimes se trouvent un prédicateur qui avait flétri de tels actes et plusieurs femmes, dont l'une était sur le point d'ère mère. Lou Tseng Tsiang, ancien ministre des affaires étrangères de Chine, ancien chef de la délégation chinoise à la conférence de la paix de Versailles, actuellement ministre de Chine à Berne et sur le point de se retirer de la vie politique, a envoyé en hommage au Pape toutes ses décorations.

Géo Leclereq et Lluys, qui a spirituellement campé un de ces rôles de grimes tout à fait dans la tradition du Palais-Royal, complètent un excellent ensemble. L'entrée de Mlle Marguerite Templey dans sa robe de crêpe vert sur laquelle est posée une adorable écharpe verte et noire fut saluée d'applaudissements.

Ses ensembles, son déshabillé, ses bijoux même, si nouveaux, colliers d'or et bracelets souples, ravissantes créations de Jenny, seraient à citer tous. Contentons-nous de couvrir de fleurs Jenny, qui sème ses exquises créations sur notre théâtre pour la joie de nos yeux. La coutume veut que nous admirions sur nos scènes parisiennes, et notamment sur celle du Palais-Royal, des vêtements d'intérieur éblouissants ceux que nous montrent cette fois-ci MM.

Naturellement toutes ces créations sont signées Poirier, et c'est un succès de plus l'actif de l'excellent chemisier du 8 de la rue Rougemont. Et c'est une grande joie pour nous que d'annoncer qu'il sera, dans quelques jours, joué chez M. Berthez, directeur charmant et bien plus audacieux que d'aucuns. Cette pièce, dont la carrière ne manquera sans doute pas d'être heureuse, a cependant une histoire, une bien jolie histoire. Reçue par le jury de la Société française du théâtre, établie sous les auspices de M.

Gustave Quinson et de notre excellent confrère Contacta, elle devait inaugurer le théâtre de la Michodière. Puis, tour à tour, MM. Raoul Audier et Jacques Hébertot voulurent la monter. Mais, chaque feis, d'insolubles difficultés d'interprétation surgirent. Pourtant sa qualité était en quelque sorte garantie par l'aréopage littéraire et dramatique qui la couronna: Haurigot, parmi deux cent soixante-douze, manuscrits.

La délégation lithuanienne comprendra M. Voldemaras, président du conseil M. Stulginskis, président du Parlement, et M. Quatre-vingt-trois pour cent des bâtiments ont été totalement ou partiellement détruits, parmi lesquels on compte 1, usines.

La conférence du grand romancier anglais H. Wells, que nous avions annoncée, a eu lieu hier soir, devant un très nombreux auditoire, à lii Sorbonne. Brunschwicg, professeur à la Faculté des lettres, et de M. Cazamian, professeur de civilisation anglaise à la Faculté des lettres. Après une courte allocution de M. Ferdinand Brunat et de M. Il n'est pas, a-t-il dit, de plus grand honneur. Le conférencier a étudié d'abord la naissance d; la démocratie et son influence dans toutes les branches de l'activité littéraire et artistique.

Il a ensuite exposé sa conception de la démocratie future, dont l'organisation serait confiée à une élite de savants et d'hommes d'action. Les premier symptômes de ce phénomène apparaissent, d'après lui, dans le fascisme italien, le communisme russe et le kuomintang chinois, et aussi dans certaines manifestations de la pensée. L'auditoire, qui comprenait un grand nombre de hautes personnalités, notamment le marquis de Crewe, ambassadeur d'Angleterre des membres du Parlement, ainsi que des représentants des milieux littéraires, artistiques et industriels; a longuement applaudi le conférencier.

Cazamian a remercié M. Wells en une allocution au cours de laquelle il s'est efforcé de dégager l'influence qu'exercent les théories de l'écrivain anglais sur la pensée moderne. De Berlin L'état de santé de M. Il y avait dans la fête plusieurs glaces déformantes; il se regarda dans l'une d'elles et se vit singulièrement grandi.

L'action commence dans un cabinet dentaire et se poursuit durant les deux derniers actes dans une clinique de stomatologie, le personnage essentiel étant un dentiste dont l'auteur entend exposer les tourments amoureux. Harry Baur qui créera ce personnage. Mlle Falconetti sera sa première femme et Mme Rose Grane sa seconde épouse. Autour de ce trio s'agiteront trois importants comparses: Charles Dechamps, un étrange contemplatif; M.

Hiéronimus, un huissier fantaisiste, et M. Fenonjois, un serviteur hindou. En outre, un clerc d'huissier et un journaliste seront respectivement incarnés par MM. André Antoine est l'illustre parrain a été confié à M.

Charles Boyer et Marcel Andrée. La direction prie instamment ses invités d'être très exacts, car les portes seront fermées dès le lever du rideau et aucun retardataire ne pourra ensuite pénéter dans la salle.

A la Comédie-Française, a 8 h. A l'Opéra, à 8 h. La Maladetta Mlle Zainbelli, M. A l'Odéon, à 8 h. Un Client sérieux MM. Darras, Charpentier, Cail- loux, Lucien Hector. A la Gaite-Lyrique, à 8 h.

A la Renaissance, à 8 li. Madame ne veut pas d'enfant. Tramel, Mme Cassive, M. Carpentier Mlles Mireille Perrey, Allems. A l'Athénée, à 8 h. André Berley, Berthier, Burgère, Charlys.

Pierre de Guingand, Hie. Fenonjois et Charles Dechamps. Harry Baur, Mme Régina Camier. Mais ce qui est vrai pour l'Allemagne l'est, sans doute, aussi pour la France, considérée comme débitrice et non plus comme créancière. S'il faut qu'un pays débiteur.

Ou bien c'est pure étourderie de leur part, ou bien ils nous réservent, in petto, quelque équivalent ou quelque contrefaçon des garanties et du contrôle qu'a institués en Allemagne le plan Dawes. Les aviateurs uruguayens se sont embarqués hier, à 13 heures, au cap Juby, sur la canonnière Bonifaz.

Ils ont renouvelé au commandant du poste espagnol l'expression de leur gratitude. La canonnière Bonifaz a mouillé dans le port de Las Palmas, aujourd'hui, à 9 h. Dè Londres Dans Old Bond Street, des malfaiteurs ont brisé à l'aide d'un marteau la vitrine d'une joaillerie et se sont emparés de deux diamants montés sur bagues, d'une valeur d'environ , fr. Wesmann, ministre de Lettonie à Londres, succède à M. Tschaksté, décédé hier, comme président de la République de Let;'r. Au Théâtre de la Madeleine, à 8 h.

Au Théâtre Sarah-Bernhardt, à 8 h. Au Théâtre de l'Avenue, à 9 h. Au Théâtre Mogador, h. Félix Oudart, Dorval, A.

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